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26/05/2018

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L'AfD xénophobe et homophobe fait son entrée au parlement

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L'Alternative pour l'Allemagne fait son entrée au Bundestag. C'est la première fois depuis la seconde guerre mondiale que l'extrême droite retrouve les bancs du parlement allememand pour y défendre des thèses xénophobes et homophobes notamment.

Ils sont magistrats, universitaires ou banquiers. Mais derrière leur profil de notables, les 92 députés d'extrême droite qui font leur entrée mardi au Parlement allemand véhiculent pour beaucoup une idéologie flirtant avec le révisionnisme, la xénophobie et l'homophobie.

A l'image des différents courants qui traversent le mouvement - des modérés venus de l'opposition à l'euro aux identitaires les plus radicaux - les profils des nouveaux élus sont divers. Outre des magistrats et des économistes, l'AfD fait entrer au Bundestag des ex-policiers et militaires, un ancien journaliste de radio, un pilote et même un ancien informateur de la Stasi, la police secrète de la RDA communiste.

De grandes tendances se dessinent tout de même: le groupe parlementaire AfD est le plus masculin, avec une proportion de femmes de seulement 10%; un grand nombre d'élus viennent de l'ex-RDA, là où le parti est le plus populaire; et une proportion importante sont des transfuges de la CDU, le parti de centre-droit d'Angela Merkel, dont ils dénoncent la "dérive" centriste sous sa houlette.

Dans la vitrine que l'AfD aime à mettre en avant, on trouve Beatrix von Storch, une aristocrate installée dans un quartier branché de Berlin, proche des courants religieux intégristes et opposante farouche au multiculturalisme.

Ou encore Alice Weidel (photo), l'une des deux responsables du groupe parlementaire. Ancienne banquière chez Goldman Sachs, cette économiste de 38 ans au verbe acéré n'a pas peur des apparentes contradictions: lesbienne revendiquée vivant en couple avec une femme originaire du Sri-Lanka, elle incarne un parti qui milite pour les valeurs familiales traditionnelles, s'oppose aux droits LGBT et dénonce l'immigration.



Son alter ego, Alexander Gauland, est davantage controversé. A 76 ans, dont 40 passés dans les rangs de la CDU, il a nettement durci le positionnement de l'AfD en tenant des propos révisionnistes sur le nazisme. A ses yeux, les Allemands peuvent être fiers du comportement de leurs soldats durant la Deuxième guerre mondiale.

La fin de la repentance allemande est un thème tout autant prisé par Wilhelm von Gottberg, d'un an l'aîné de Gauland. Originaire des territoires du Reich perdus en Prusse orientale et longtemps représentant des Allemands expulsés d'Europe de l'Est en 1945, cet homme a un jour qualifié l'extermination des Juifs de "mythe" servant à "criminaliser" les Allemands.

Autre représentant de la branche nationale-radicale de l'AfD: Siegbert Droese. En 2016, il crée la polémique après la découverte d'une de ses voitures portant l'immatriculation "AH 1818", AH pour Adolf Hitler, les chiffres 1 et 8 pour l'emplacement des lettres A et H dans l'alphabet: un symbole prisé des néonazis.

Son collègue Jens Maier, juge à Dresde en Saxe, a lui exprimé de la sympathie pour Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en 2011 en Norvège. A ses yeux, le néonazi a agi "par désespoir" face au multiculturalisme.

(Avec AFP)

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